La chambre des meules Les meules Piquage des meules La Ferté-sous-Jouarre Société Générale Meulière
 
Le tournant
 

Le tournant est composé de la réunion de deux meules dont l'une mobile autour d'un axe, tourne au dessus de l'autre, fixe, pour opérer contre elle la mouture des grains que l'on fait arriver dans le faible intervalle qui les sépare.

La meule supérieure

Elle est dite tournante, mouvante ou courante. C'est elle qui opère le travail de mouture contre la meule inférieure, à la fois par la pression, réglable, qu'elle exerce sur le grain et par son mouvement de rotation qui permet d'entraîner le grain du centre vers la périphérie : pulvérisé il est alors évacué hors de l'intervalle des meules. Elle présente en son centre un trou circulaire, l'oeillard, qui permet l'introduction du grain entre les meules.

         

La mobilité de la meule supérieure est très délicate à assurer. Il faut en effet que la masse de pierre évidée en son centre soit parfaitement centrée sur le pivot de fer et que, ceci fait, elle tourne parfaitement équilibrée. Ainsi en situation d'équilibre, la meule tournante est mise en mouvement par son axe de fer.

Pour cela une pièce est nécessaire qui traverse l'oeil de la meule et à qui est communiquée la force d'entraînement de l'axe moteur, cette pièce c'est l'anille ou andille. Elle ressemble à une double hache, scellée dans une cavité de la même forme, elle est placée à fleur de la surface travaillante.

La meule supérieure se reconnaît facilement grâce à la cavité qui a été creusée pour recevoir l'anille. L'axe de fer moteur s'encastre dans le trou carré ou rectangulaire percé en son milieu. C'est un élément discret mais capital, oeuvre du forgeron.

 

La meule inférieure

Elle est dite dormante ou gisante. Elle présente elle aussi en son centre un trou circulaire soigneusement bouché par des blocs de bois qui entourent un axe de fer arrondi à cet endroit. Cet axe de fer en s'encastrant dans l'anille sert de pivot à la meule supérieure. Il est entouré d'un morceau de cuir enduit de graisse afin de permettre une bonne rotation. Bernard Garibal prépare le boitard d'une meule du moulin de Mendagne.

L'immobilité de la gisante est assurée par la robustesse du châssis ou sommier qui la porte, plancher et "pannes meulières", enchevêtrure de quatre pièces de bois ou madriers soigneusement ajustés pour assurer une parfaite fixation et une rigoureuse horizontalité.

Depuis la chambre à eau on peut observer la meule dormante, l'arbre dans lequel est encastré l'axe de fer ainsi que le boitard.

La plupart des photos de cette page ont été prises pendant la restauration du moulin de Mendagne à Sainte Marie de Campan. Pour plus d'informations et quelques anecdotes savoureuses, visitez la page "Repiquage des meules" sur le site de ce moulin.

         

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