Landon était un vieux de Vialèles en Aveyron qui errait de ferme en ferme, un passapaïs mendiant un croustet et qui colportait nouvelles et récitait chansons que lui avait apprises son père Armand Landes paysan devenu chansonnier, témoin de son temps.
- Anem, Landon, canta-ne una !
- Me lèvi pas per la cantar...

Après maintes suppliques, il finisait par chanter. Ces deux chansons concernent des moulins. Le premier faisait de l'électricité qui alimentait Vabre, l'autre, celui de La Bessonnié, fonctionnait à l'électricité. Avant guerre de 1914, il y avait une centrale électrique avec un moteur à pétrole.
 

L'électricité à Vabre

...Au moulin de Berlou
Il y a des tournicous
Poussés par la turbine,
Pour éclairer la ville.
La turbine par l'eau
L'eau passe dans les tuyaux
S'en retourne au ruisseau.

Chaque soir qui arrive
On ouvre à la vanne.
L'eau pousse la turbine
Fait la lectricité

Y a des petits volants
Qui tournent là-dedans
Font rouler les fuseaux
De cette dynamo...

Dans la ville de La Bessonnié

...Ils ont placé trois moulins
Pour faire moudre du grain
Qui sont au fond du village
Pour tout ce qui tient du ménage,
Pour aller faire du son
Pour engraisser les cochons.

L'an plaçada la baruta
Aquò's pas una flaüta,
Là-dessus le plancher
Pour la faire bien passer.

Pour passer de la farine
Mais toujours de la plus fine,
Pour en faire du bon pain
Et même des biscotins.

Ils ont mis un dynamo
Ça est pour remplacer l'eau
Qui fait tourner les trois meules
Ça est une forte en gueule

Poussé par un fil d'airain
Quand il brûle à grand train.

Y a un petit électro
A côté du dynamo
Pour donner de la vitesse
Même de la délicatesse
Il gouverne les moulins
Quand ils marchent à grand train.

Ils y ont mis un téléphone,
Pour s'entendre quand il sonne,
Pour pouvoir bien se parler
Lorsque l'on veut bien travailler.
On peut travailler souvent,
Soit la bise ou le vent,
Soit en temps de sécheresse,
Les moulins marchent sans cesse,

Soit à pleuvoir ou à neiger,
Toujours l'on peut travailler.

Ce n'est, parlant d'un triur,
Me ditz qu'es pas un motur,
I an mesa una polia
Que fa la comedia,
I a un tropèl d'escudelons,
Que fa montar los granons...

 

Là-dessus, Lo Paul de Jalan prenait son accordéon et les gens se mettaient à danser : des polkas, des gigues, le virolet d'Angles, quelques bourrées aussi, le branlon... L'ostal ne treblava... (la maison en tremblait).

Extrait de "Il était une fois les moulins de la montagne" d'Emile Farenc - Références en page Bibliographie -

 
Les moulins morts La roue du vieux moulin Le meunier inconstant
Chanson de Jérôme, le meunier

Meunier, meunier, tu es cocu

La meunière du moulin à vent

L'hiver, il pleut à verse !

C'est midi au moulin

Meunier,  tu dors

Le moulin

Le meunier

La renaissance du moulin

La belle Marion

Les moulins électriques

La femme d'un pauvre homme

Moulin rouge La belle meunière

La voix du vieux moulin

 

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Le moulin de la Mousquère

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