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 Baille-blé

Dispositif composé d'une cordelette reliée à une petite roue de bois crantée que l'on peut bloquer dans la position choisie : la tension de la cordelette détermine l'inclinaison de l'auget et donc le débit du grain dans l'oeillard.

Ban
Droit de ban attaché
au régime de banalité

- Dans les "sociétés barbares" pouvoir de commandement militaire réservé au chef de guerre.
- Epoque mérovingienne et carolingienne : droit de contraindre et de punir réservé au monarque.
- Au Xè siècle, le "droit de ban" s'est diffusé jusqu'au bas de la pyramide féodale avec l'apparition de la seigneurie banale.

Le droit de ban s'applique à tous, libres et non libres : uniformisation de la condition des "rustres" dans le vilainage. Les charges afférentes à la seigneurie banale sont militaires, fiscales, judiciaires et comprennent aussi la levée des taxes, tailles... Le seigneur a le monopole économique de la construction et de l'exploitation des édifices "banniers" : forge, four, pressoir, moulins dont l'usage est obligatoire et fait l'objet du paiement de redevances : les banalités.
Au XIIème siècle, l'aristocratie tire ses revenus de la seigneurie banale alors que s'effritent et se dévaluent ceux de la seigneurie foncière.

Banalité(s)

Redevance(s) annuelle(s) à taux fixe ou levée(s) arbitrairement, due(s) par les rustres relevant d'une seigneurie banale en contrepartie de l'usage obligatoire du four, du pressoir, du moulin construits et exploités par le seigneur bannier en régime de monopole. S'appliquent aussi au taureau, au verrat... On distingue banalité légale : droit de ban imposé autoritairement par le seigneur au titre de la seigneurie banale ; et banalité conventionnelle faisant l'objet d'un contrat par lequel le seigneur s'engage à construire et entretenir un moulin, et les rustres à y moudre leur grain.

Banlieue

- En général : aire circulaire d'une lieue de rayon sur laquelle le droit de ban d'une ville s'exerce sur la population environnante.
- En meunerie : aire définie au sens strict (cercle d'une lieue de rayon) ou dans un sens plus large (une lieue de trajet) à l'intérieur de laquelle les rustres sont soumis au droit de ban du seigneur.

Battre les meules Voir Rhabiller
 Bief

Canal de dérivation qui amène l'eau jusqu'au récepteur hydraulique du moulin. Bief d'amont : canal d'amenée ; par extension on dit aussi bief d'aval : canal de fuite.

Biens nationaux

Biens du clergé mis à la disposition de la Nation le 2 novembre 1789 ; biens des nobles émigrés mis en vente le 9

février 1792.

Blanchir la meule

Pour repérer les bosses à piquer, le meunier passe une longue règle enduite d'un mélange à base de rouge d'Angleterre, bleu de Prusse, ou de noir de fumée sur la surface de la meule pour marquer les endroits à traiter, d'où l'expression "blanchir la meule". Voir Rhabiller.

Blé

Première denrée de subsistance. Nombre de contributions (banalités, dîmes...) sont payées en blé. Monnaie de référence des sociétés paysannes où l'argent est rare.

Bluteau

Instrument formé d'un sas fait avec une étoffe de laine nommée étamine qui sert à séparer le son de la farine. Sac agité à l'intérieur d'un coffre.

Bluterie

Bluteau perfectionné équipé de tissus de soie ou gazes à bluter. Leurs différents degrés de finesse permettent le tri

des diverses issues, de la fine farine au son.

 Blutoir

Tamis mécanique inventé en 1552 en Allemagne selon Cardan (1501-1576) en forme de long cylindre (ou de prisme polygonal) incliné, couvert de tamis de soie de finesses progressives. Pendant des siècles les moulins ne sont pas équipés de blutoir, c'est donc le paysan qui trie chez lui sa mouture avec le cylindre incliné inclus dans un meuble sommaire nommé "moulin". Ce meuble figure à côté du pétrin et du four domestique dans les fermes. Au XIXème siècle le blutoir, les bluteries sont intégrés dans les moulins modernisés et les minoteries.

Bois

Le bois pendant des siècles, est la matière par excellence. Le choix des essences est déterminé par la place (immergée ou non) et la fonction qu'occupe la pièce dans le moulin.
Le chêne pour le pivot, l'arbre, les verges des ailes...
L'orme pour la roue à aubes, les chanteaux et les parements du rouet.
Le buis, le cormier, le chêne-vert, le noisetier pour les alluchons et les fuseaux.
L'aulne pour les pales des roues hydrauliques et les pilotis.
 

Autres bois usuels : hêtre, peuplier... On employait du bois vert dans les moulins à eau.

 Boîtard
 Boîte

Bloc de bois, bouchant le trou central de la meule inférieure, permettant le passage de l'axe de fer, cylindrique en cet endroit, qui sert de pivot à la meule supérieure. Cet axe de fer (gros fer, petit fer, pied de fer) est moteur dans le moulin à eau ; simple support dans le moulin à vent (bloc d'orme vieux, ou vieux moyeu de charrette).

Boucharde

Marteau de tailleur de pierre à tête(s) carrée(s) à "pointes de diamants" en acier destiné à aplanir les surfaces. Utilisée dans le Nord de la France comme marteau à rhabiller.

Boudinière

Autre nom de la meule inférieure en référence à la convexité de la surface travaillante.

Braie

Pièce de bois supportant le palier. Dans un moulin hydraulique à roue verticale il y en a deux, l'une est fixe, l'autre légèrement mobile. Voir Trempure.

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