L'an mil six cens quatre-vingt sept et le vingt-deuxième jour du mois de novembre, dans la ville de Sarrancolin, Bertrand Artigue dit Corgolieu et Jacques Mont, consuls du lieu de Camous, assistés de la plus grande et plus saine partie des habitants dudit lieu ont délibéré que d'ores en avant tous les habitants étrangers qui entreprendront d'aller faire pierres de molin, pierres à aiguiser en roue, autrement esmoledere, ou même aucun des habitants en faira pour en vendre à aucun étranger, sera tenu payer au profit de la communauté, sçavoir de chaque pierre de molin 30 sols, et de chaque esmoledere à aiguiser 5 sols et une livre d'huile par pierre de molin pour le luminaire de l'église Saint-Laurent, et a cas aucun contreviendroit sera pignoré pour 3 livres et au cas aucun habitant en tireroit de nuit sera pignoré de pareille somme de 3 livres.
Présens à ce M° Guillaume Bazerque, advocat au Parlement, et Bernard Laroze, témoins.

R.Bazerque   notaire

 

Texte communiqué par l'abbé Marsan à la revue des Hautes-Pyrénées de mai 1909.

 

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